Bâtiments



L'Hôtel de Ville

Construit à partir de 1773 dans le style classique, à l'emplacement d'une auberge. La façade est surmontée d'un fronton, les fenêtres et la porte comportent des remplages de grès sculpté , le balcon de l'étage présente un garde-corps en ferronnerie de style Louis XVI. A l'intérieur sont conservés plusieurs oeuvres d'art (anciens meubles provenant du château des Ribeaupierre, peintures, tissus teints). La salle du Conseil est tendue de tissu teint rouge d'Andrinople qui a fait la célébrité de l'ancienne manufacture Steiner au 19ème siècle. La salle du Trésor renferme une remarquable collection de hanaps en argent offerts par les seigneurs de Ribeaupierre (voir aussi HISTOIRE/Particularités/les hanaps).

en savoir + sur les restaurations d'oeuvres exposées dans le hall d'honneur
- "Pfifferdaj" peinture monumentale de Léo SCHNUG (1878-1933)
- Le paneau japonais offert par les Ets STEINER (aujourd'hui BEAUVILLE) en 1964

La Cour de Rathsamhausen

Les seigneurs de Rathsamhausen zum Stein figurent parmi les feudataires des Ribeaupierre depuis le 13ème siècle. Ils ont une maison avec cour dans la vieille ville (actuelle rue des Juifs) et exercent plusieurs fois la charge de bailli. Leur maison est vendue aux Klingel, de Ribeauvillé, vers 1560, puis aux Heringen, barons d'empire, avant de revenir au 18ème siècle aux Rathsamhausen-Ehnweyer, qui la conservent jusqu'à l'extinction de la famille. La cour s'ouvre au bas de la rue des juifs, par un porche en face du choeur de l'ancienne chapelle de l'Hôpital. Elle comprend d'élégantes maisons qui remontent en partie au 16ème siècle, ainsi que des jardins qui s'appuient sur les anciens remparts.

La Maison du Baillage

L'actuelle Maison des Associations (rue de la Sinne) est installée dans l'ancien bailliage : c'est là que siégeait l'administration de la seigneurie et que résidait le grand bailli. La cour s'ouvrait sur un élégant portail (entrée du parking) , le grand bâtiment en fermait l'autre extrémité. Parmi les baillis, on relève les noms de Girsberg, de Reich de Reichenstein (16ème siècle), de Salzmann (17ème siècle), de Steinheil (18ème siècle, père du physicien Charles-Auguste Steinheil). Après la suppression du bailliage à la Révolution, la maison passe de main en main et devient pour un temps atelier de tissage puis atelier de sculpture : elle est maintenant propriété de la ville.

La Maison "De Beer"

Au coin de la rue du Temple, ancienne "petite rue de l'église" se trouve une ancienne propriété des Ribeaupierre. C'est une élégante maison "à la Mansart", au fond d'une petite cour, avec un bel escalier. Elle fut donnée à Louis de Beer (1777- 1823), gouverneur de Bénévent (Italie), conseiller intime du duc de Deux-Ponts, pour ses services rendus à la "Maison Palatine". C'est aussi la maison natale de Louis de Parade (1802- 1864), qui devint en 1838 directeur de l'école forestière de Nancy, d'où il diffusa en France les principes rénovateurs de l'exploitation sylvicole déjà connus en Allemagne.

L'Hôpital protestant

En 1772, l'Intendant d'Alsace décide l'implantation d'un hospice destiné aux personnes pauvres ou aux vieillards de confession luthérienne. Il est d'abord installé au 57 rue des Juifs , la maison se révèle rapidement mal adaptée et exiguë et de ce fait peu utilisée et difficile à gérer. Elle est néanmoins déclarée d'utilité publique en 1832. Un incendie la ravage en 1856 , elle est reconstruite au même emplacement et confiée aux Diaconesses de Strasbourg. En 1874, l'hôpital protestant est déplacé route de Bergheim, dans les bâtiments plus spacieux d'un ancien tissage, puis en 1895 dans la maison patricienne de l'ancien conseiller seigneurial Guillaume de Beer, près de l'église protestante (voir HISTOIRE/Les édifices remarquables/Bâtiment/la maison "de Beer").

La Maison pour tous Jeanne d'Arc

Au moyen-âge, des vassaux des Ribeaupierre étaient établis dans des maisons fortes avec mission de garder les tours d'angle du rempart de la ville. L'une d'elle est dite "cour de Berckheim" parce que cette famille l'a acquise à la fin de l'Ancien Régime et la possède pendant le 19ème siècle. Auparavant, elle semble avoir été occupée par des bourgeois de Ribeauvillé, dont le plus ancien connu est Jacques Barth (1579). En 1920, elle devient propriété de la Congrégation des Soeurs du Divin Sauveur qui y installent une maison de convalescence sous le nom "Maison Sainte Jeanne d'Arc" sur l'ensemble du domaine. En 2005, la propriété est vendue à la Ville de Ribeauvillé. Après d'importants travaux de réhabilitation, la « Maison pour tous Jeanne d'Arc » est inaugurée le 7 septembre 2007. Une partie des locaux (500 m2), dévolue à la petite enfance, abrite le multi-accueil « Stumbahisel » tandis que le monde associatif dispose désormais de nombreuses salles très fonctionnelles pour exercer ses activités (1600 m2).

Le Pfifferhus (Maison des Ménétriers)

Belle maison à colombages, transformée en auberge en 1840, ce qui exclut que les ménétriers y aient tenu leurs assises annuelles, malgré son nom. L'oriel de plan trapézoïdal est décoré d'une "annonciation", deux statues de bois représentant la Vierge Marie et l'ange Gabriel avec l'inscription "Ave Maria Gratia Plena" , il date de 1663. Un cartouche porte les initiales H.A.R.I., sans doute celles du propriétaire de l'époque, Hans Adam Ringeisen. La maison fut également pendant quelques années possession du fils d'André Beysser, qui fut roi des ménétriers entre 1696 et 1712.

La Halle aux Blés

L'ancienne halle aux blés est mentionnée dès 1431. Elle abritait les céréales des redevances seigneuriales, qu'on hissait à l'aide d'une poulie en haut du pignon. Un marché aux grains se tenait régulièrement devant la maison. La façade a conservé ses deux porches gothiques avec arcatures en accolade, dont l'un est encore ouvert et abrite l'entrée de l'écurie de l'ancienne auberge "A l'Eléphant". Devant la halle, une fontaine porte la date de 1559.

Le Dusenbach Hus

A venir.

L'Abattoir

Primitivement installé au pied de la tour des Bouchers dès le Moyen-Age, il est reconstruit au même emplacement à partir de 1721. A cette époque existe aussi jusqu'en 1807 un abattoir pour la communauté juive, dù à la mésentente plus commerciale que religieuse entre bouchers juifs et chrétiens, situé près de la chapelle Sainte Catherine, dans des bâtiments seigneuriaux près de l'ancien hôpital.

A la fin du 19ème siècle, les riverains sont incommodés par les émanations et les écoulements insalubres. En 1887, l'abattoir est transféré dans de nouveaux locaux en bas de la ville. Malgré les efforts pour conserver un outil performant, il est abandonné peu après 1963 à la suite d'une restructuration administrative. Il sert actuellement de hangar de stockage à la ville. L'ancien abattoir situé à côté de la Tour des Bouchers est devenu un lieu d'expositions artisanales.

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L'industrie

Jusqu'au 18ème siècle, l'activité essentielle de Ribeauvillé tournait autour de la vigne. Une profonde mutation s'opère lorsqu'en 1766 s'implante la première manufacture textile : elle est fondée par Philippe Steffan, dans une maison de la basse ville (actuelle rue Neuve). Soutenu par les ducs de Deux- Ponts, la manufacture connut un essor important qui dynamisa la ville (elle passe de 4541 habitants en 1803 à 7293 en 1841, faisant d'elle la 4ème ville du Haut- Rhin, après Mulhouse, Colmar et Sainte- Marie- aux- Mines). En 1782, l'entreprise installe une teinturerie dans un moulin au- dessus de la ville, mais la pollution des eaux qui traversaient la ville les contraignit à abandonner l'activité.

Après la Révolution, l'entreprise, qui avait connu des difficultés, s'installe en haut de la ville et se spécialise dans la teinture et l'impression des toiles de coton, mais les difficultés économiques mirent un terme à l'activité en 1815.

En 1845, l'atelier est racheté par Charles Steiner qui y installe un atelier de teinture en rouge Andrinople , l'entreprise, reprise par ses enfants, s'agrandit ensuite sur le terrain d'autres filatures (Schmid-Koehler, puis Weisgerber, enfin Muckenloch). Elle représente un vaste complexe le long de la route de Sainte-Marie-aux-Mines et du Strengbach. Son savoir- faire exclusif lui assure un immense succès : en 1844, ils produisent 144 000 mouchoirs, 12 400 m d'indiennes et 150 000 mètres de meubles. Ce succès, avec une diversification des produits et d'autres propriétaires, s'est poursuivi jusqu'à nos jours. Elle est la seule industrie textile à subsister de nos jours dans notre ville.

La Tannerie

Fondée en 1801 par Henri Faller, originaire de Barr, dans la rue des Tanneurs (où s'en trouvait déjà 4), c'était une entreprise familiale et artisanale qui connut néanmoins une forte expansion. En 1880, elle employait 35 ouvriers et en 1895 elle s'installe route de Hunawihr et s'agrandit encore. Modernisée, elle fonctionna jusqu'en 1935.

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Le Pfifferhus (Maison des Ménétriers)
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