Les Eglises et Couvents



L'Eglise Saint Grégoire

notice en cours de rédaction
ouverte tous les jours de 9h à 19h (entrée par la porte latérale)

L' Eglise des Augustins

Un couvent de chanoines augustins est fondé au XIIIe siècle à Ribeauvillé. Son église est bâtie au 14ème siècle : dépourvue de transept, elle est coiffée d'un petit clocher effilé à la jonction de la nef et du choeur.

Abandonné par les chanoines à la Révolution, le couvent sert à partir de 1818, gr‰ce aux frères Mertian, de maison- mère à la Congrégation de la Divine Providence, fondée an 1783 par l'abbé Louis Krempp. On remarquera le portail gothique (place de l'Hôtel de ville) avec une statue de la Vierge à l'enfant, ainsi que la nef d'origine gothique, remaniée au 18ème siècle avec une décoration baroque et un plafond peint.

L'église du Couvent est ouverte au public, côté place du Marché, le dimanche de 15h à 17h, sauf exceptions (concert du festival de musique ancienne, ...).

L'Eglise Protestante (Temple)

Lors de la Réforme, certains seigneurs de Ribeaupierre adoptent la nouvelle religion, de même qu'une partie de la population. Les seigneurs célèbrent le culte dans la chapelle Sainte Marguerite de leur château, les autres doivent aller dans les églises protestantes des environs. Cette situation perdurera jusqu'en 1783, date de la construction du temple, dont le clocher fut ajouté en 1898, à l'emplacement de la chapelle.

A noter les orgues, provenant de l'église Notre- Dame de Saverne, installées par Sébastien Krämer en 1784 , le buffet de Joseph Waltrin (1717) a été remanié à cette occasion dans le style Louis XVI.

La Chapelle Sainte Catherine

La chapelle de l'hôpital seigneurial est attestée dès 1346. Elle sert alors de sépulture aux Ribeaupierre, dont les armes figurent sur la remarquable clef de voute ogivale du choeur. La seigneurie étant passée à la Réforme, la chapelle est abandonnée. Restaurée en 1702 puis 1711, elle sert de nouveau au culte catholique jusqu'à la Révolution. Vendue comme bien national, elle sert d'entrepôt. Rachetée par la ville en 1812, elle est de nouveau restaurée pour servir de musée, puis de salle d'exposition.

Le Dusenbach

Au Moyen-Age, Notre-Dame de Dusenbach était un des pèlerinages de la Vierge les plus renommés et les plus fréquentés de l'Alsace. Il doit son origine à Eguenolphe de Ribeaupierre, qui rapporta d'Orient une statue de la Vierge qu'il déposa dans une chapelle construite à cette intention dans le vallon de Dusenbach au début du XIIIe siècle. Peu après, vers 1260, deux autres Ribeaupierre firent ériger une deuxième chapelle à côté de la première. Vers la fin du siècle, le fameux Anselme II en ajouta une troisième. Ces chapelles eurent une histoire mouvementée. Trois fois détruites, en 1365 par les Anglais, en 1632 par les suédois, en 1794 par les Jacobins, elles furent chaque fois reconstruites grâce à la générosité des fidèles. La dernière reconstruction est de 1894 et en 1903 on y ajouta la grande église, définitivement consacrée en 1912. Un abri de Pèlerins permet de se reposer et de se restaurer.

La Synagogue

Des juifs sont présents à Ribeauvillé dès le Moyen- Age : moyennant redevance, ils sont censés être protégés par les seigneurs, ce qui ne les empêche pas d'être victimes de persécutions, notamment lors des épidémies, où ils sont accusés comme partout d'empoisonner les puits. En 1430, ils sont regroupés dans l'actuelle rue des Juifs et disposent d'un rabbin et d'une synagogue (actuelle rue de la synagogue), mais pas d'un cimetière (ils étaient enterrés à Colmar puis près de Sélestat). Ils sont employés comme partout au commerce d'argent mais certains possédaient aussi des vignes. A la fin du siècle, à la suite de différends avec les seigneurs, ils quittent Ribeauvillé pour Bergheim : ils n'y reviennent qu'à la fin du 16ème siècle. A cette époque, la prospérité des villes et de la bourgeoisie les rend plus utiles dans les campagnes. Ils étaient 4 ménages en 1658 et 58 en 1784 : cette augmentation leur donne de nouveau droit à un rabbin. La révolution leur apporte l'émancipation (jusque-là, ils étaient considérés comme serfs), mais ne met pas fin aux persécutions et aux pillages. La protection des autorités permet la reconstruction de la synagogue entre 1830 et 1840. Le bâtiment est vendu à la fin des années cinquante. Un cinéma y ouvre ses portes le 01.11.1958.

Les Ruines de Sylo

Dans la montagne, sur la rive droite du Strengbach, à 600m d'altitude, se trouvent les ruines d'un couvent fondé au 13ème siècle. Il a été occupé par des moniales de Saint Augustin qui le quittent en 1257, car l'isolement ne permettait pas d'assurer leur sécurité, puis par des augustins du diocèse de Toul, enfin en 1317 par la communauté de Marienzell en Forêt-Noire. En 1510, les bâtiments sont vendus aux Ribeaupierre, puis abandonnés. Des fouilles récentes ont déterré les bases de la chapelle et des bâtiments. Non loin, une ferme Saint Nicolas (Clausmatt), mentionnée dès le 17ème siècle, appartenait aux Ribeaupierre. La présence de Saint Nicolas dans la toponymie est souvent signe de christianisation d'un lieu de culte païen, mais rien n'en atteste formellement ici.

L'Eberlinsmatt

Prieuré bénédictin situé dans la montagne au nord-ouest de Ribeauvillé , la chapelle aurait été consacrée en 1347. Le "Bruderhaus" était encore habité en 1524, mais il ne s'agit probablement plus que d'une maison seigneuriale : les nombreux inventaires de cette époque donnent à penser que, si l'église existe encore, le couvent est déjà déserté. La maison est encore citée en 1562, mais doit être elle aussi abandonnée peu après. Les ruines sont insignifiantes.

Le Petit Saint Morand

Au pied de la montagne, sur la rive droite du Strengbach, au sortir de la ville haute, se trouvait un prieuré bénédictin, lié au prieuré Saint Morand d'Altkirch, d'où son nom de Petit Saint Morand. Il est cité en 1431, mais abandonné par les religieux dès le 16ème siècle, lors de la réforme. Il est ensuite occupé par des jésuites de Fribourg en Brisgau. Il est ruiné lors de la guerre de Trente Ans. Seule subsista l'église , ruinée à son tour par un incendie en 1657, elle fut démolie un siècle plus tard. Une rue et un lieudit non loin de la rue du 3 Décembre perpétuent son souvenir.

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Notre-Dame de Dusenbach
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