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Vous souhaitez (re)découvrir Ribeauvillé ?  

Une rubrique "Visite guidée" est proposée sur l'application mobile "Ribeauvillé" (disponible sur App Store et Google Play). Un circuit de visite complet, agrémenté de photos vous permettra de découvrir la cité des ménétriers ! 


Vous souhaitez en savoir plus sur l'histoire de la commune ?

Nous vous invitons à consulter le site internet du Cercle de Recherches Historiques de Ribeauvillé et environs : www.cercle-historique-ribeauville.com


Quelques incontournables...


La Tour des Bouchers (Grand'Rue)

Au 13ème siècle, Ribeauvillé est érigée en ville et s'entoure d'un rempart. Elle est divisée en quatre quartiers qui ont chacun leur propre fortification : des tours-portes permettent le passage de l'un à l'autre. La plupart ont disparu au 19ème siècle, il ne subsiste actuellement que la Tour des Bouchers, érigée entre la Ville Moyenne et la Vieille Ville. Elle doit son nom à l'activité de boucherie développée dans les maisons à ses pieds. Elle comportait à l'origine trois étages et fut rehaussée en 1536 ,la balustrade de style Renaissance porte les armes des Ribeaupierre. Elle servait notamment de beffroi et de prison. A la suite d'un incendie en 1803, elle est fortement endommagée et sa démolition est envisagée mais le projet n'aboutira pas, fort heureusement.

La Tour des Cigognes (Rue du Rempart de la Streng)

Sur le flanc Est, plus vulnérable, le rempart de la ville était doublé. Aux angles, se trouvaient deux tours cylindriques, à toiture à 10 pans. Elles datent du 14ème siècle : elles ont résisté à la guerre de Trente Ans et ont échappé à la démolition de la majeure partie du rempart au 20ème siècle. Les toits sont surmontés de nids de cigognes, maintenant souvent occupés.

L'Église Saint Grégoire (Rue du Temple)

Elle date du 13ème siècle et fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1994. La nef principale a été terminée en 1473, date inscrite en clé de voûte au-dessus des orgues. Egalement représentées en clé de voûte, les armes des Ribeaupierre, de Colmar, et des évêchés de Strasbourg et de Bâle.Plusieurs éléments méritent le détour : l’orgue Silbermann (1701), le Mont des Oliviers (XVe) provenant du couvent du Dusenbach, une vierge à l’enfant (vers 1500) appelée la « Madone de la Petite Verrerie », ainsi que la chapelle « Maria Raydt » avec son mobilier liturgique créé par l’artiste Strasbourgeois Christoff Baron en 2017.

Ouverte tous les jours de 9h à 19h (entrée par la porte latérale) / Messe le dimanche à 10h30.

La Chapelle Sainte Catherine (Grand'Rue)

La chapelle de l'hôpital seigneurial est attestée dès 1346. Elle sert alors de sépulture aux Ribeaupierre, dont les armes figurent sur la remarquable clef de voute ogivale du choeur. La seigneurie étant passée à la Réforme, la chapelle est abandonnée. Restaurée en 1702 puis 1711, elle sert de nouveau au culte catholique jusqu'à la Révolution. Vendue comme bien national, elle sert d'entrepôt. Rachetée par la ville en 1812, elle est de nouveau restaurée pour servir de musée, puis de salle d'exposition.

L'Hôtel de Ville (Place de l'Hôtel de Ville)

Il est construit à partir de 1773 dans le style classique, à l'emplacement d'une auberge. La façade est surmontée d'un fronton, les fenêtres et la porte comportent des remplages de grès sculpté. Le balcon de l'étage présente un garde-corps en ferronnerie de style Louis XVI. A l'intérieur sont conservés plusieurs oeuvres d'art (anciens meubles provenant du château des Ribeaupierre, peintures, tissus teints). La salle du Conseil Municipal est tendue de tissu teint rouge d'Andrinople qui a fait la célébrité de l'ancienne manufacture Steiner au 19ème siècle. La salle du Trésor renferme une remarquable collection de hanaps en argent offerts par les seigneurs de Ribeaupierre.

La Place de la Sinne & la fontaine Friedrich

La statue surmontant la fontaine a été sculptée en 1862 par André Friedrich, natif de Ribeauvillé.
Elle représente la ville de Ribeauvillé, son agriculture, son industrie. L’ancienne fontaine servait de jauge communale d’où son appellation
(Sinne). Sur cette place se trouve l’Auberge du Soleil (autrefois rendez-vous des Ménétriers), l’Auberge du Mouton (ancien relais de poste) et la Cour du Grand Bailli (ancien centre administratif de toute la seigneurie des Ribeaupierre).

Le Pfifferhus ou Maison des Ménétriers (Grand'Rue)

Cette belle maison à colombages a été transformée en auberge en 1840, ce qui exclut que les ménétriers y aient tenu leurs assises annuelles, malgré son nom. L'oriel de plan trapézoïdal (1663) est décoré d'une "annonciation", deux statues de bois représentant la Vierge Marie et l'ange Gabriel avec l'inscription "Ave Maria Gratia Plena". Un cartouche porte les initiales H.A.R.I., sans doute celles du propriétaire de l'époque, Hans Adam Ringeisen. La maison fut également la possession du fils d'André Beysser, qui fut roi des ménétriers entre 1696 et 1712.

La Halle aux Blés (Rue de la Halle aux Blés)

L'ancienne halle aux blés est mentionnée dès 1431. Elle abritait les céréales des redevances seigneuriales, qu'on hissait à l'aide d'une poulie en haut du pignon. Un marché aux grains se tenait régulièrement devant la maison. La façade a conservé ses deux porches gothiques avec arcatures en accolade, dont l'un est encore ouvert et abrite l'entrée de l'écurie de l'ancienne auberge "A l'Eléphant". Devant la halle, une fontaine porte la date de 1559.

Le Jardin de Ville (Route de Guémar)

Situé en bas de la ville, devant la porte basse, l'endroit s'appelait Blauelhof au Moyen-Age. Il est créé par le Seigneur Eberhard (1585 - 1637) qui acquiert des parcelles de jardins et de vignes à la place desquelles on installe peu à peu un vaste jardin d'agrément selon la mode de l'époque : parterres de fleurs, allées rectilignes, charmille en berceau, bocage ombragé. Un jardinier était chargé de l'entretien, mais il remplaça les fleurs par des légumes. Le jardin fut restauré et agrandi à partir de 1720, en prévision de séjours plus prolongés des seigneurs à Ribeauvillé. Le jardin fut aménagé en larges pelouses plantées de grands arbres et agrémentées de statues. La Révolution accentua la décadence du jardin, confisqué aux ducs de Deux- Ponts, il finit par être acquis par la Ville en 1809 qui y aménagea un jardin public.

Notre Dame de Dusenbach (direction Aubure / Sainte-Marie-aux Mines)

Au Moyen-Age, Notre-Dame de Dusenbach était un des pèlerinages de la Vierge les plus renommés et les plus fréquentés de l'Alsace. Il doit son origine à Eguenolphe de Ribeaupierre qui rapporta d'Orient une statue de la Vierge. Il la déposa dans une chapelle construite à cette intention dans le vallon de Dusenbach au début du 13ème siècle. Peu après, vers 1260, deux autres Ribeaupierre firent ériger une deuxième chapelle à côté de la première. Vers la fin du siècle, Anselme II en ajouta une troisième. Ces chapelles eurent une histoire mouvementée. Trois fois détruites, en 1365 par les Anglais, en 1632 par les suédois, en 1794 par les Jacobins, elles furent chaque fois reconstruites grâce à la générosité des fidèles. La dernière reconstruction est de 1894 et en 1903 on y ajouta la grande église, définitivement consacrée en 1912. Un abri de Pèlerins permet de se reposer et de se restaurer.