Particularités


Le Blason de Ribeauvillé

Chef-lieu de la seigneurie de Ribeaupierre jusqu'à la Révolution, Ribeauvillé avait les armes des Ribeaupierre (d'argent à trois écussons de gueules) sur son sceau dès le 14ème siècle. L'insigne du messager de la ville de 1615, nous fait connaître que ces trois écussons complétés par une main étaient devenus l'emblème propre à Ribeauvillé. Il figure à la même époque sur le sceau de la ville et sur celui du tribunal de Ribeauvillé. La main est interprétée, sans texte ancien à l'appui, soit comme main bénissante d'un évêque (l'évêque de Bâle était le suzerain des Ribeaupierre pour Ribeauvillé), soit comme main de justice.

SOURCES et BIBLIOGRAPHIE : moulages de sceaux cotés E 36 et E 36A de la Collection des Archives départementales du Haut-Rhin, Arm. gén., p. 272, n° 249, D'argent à un dextrochère de carnation habillé d'azur et accompagné de trois écussons de gueules, deux et un, GRANDIDJER, Elements du blason, p.274, (armoiries un peu différentes : D'argent à une dextrochère de carnation mise en pal, levée et appaumée de gueules, accompagnée de trois écussons de sable, un au flanc dextre, l'autre au senestre et le troisième à la pointe), WALTZ, p. 19-21, 25 et 50.
 

Le blason et les logos de la Ville ont été réactualisés en 2010 puis en 2018 (versions actuelles ci-dessous) :

 


Les Verreries

À la fin du 17ème siècle, les Ribeaupierre accordent à Abraham Greiner, originaire de Passau (Bavière), un coin de vallon pour le défricher et le cultiver, et y installer une verrerie. Un siècle après, plusieurs autres familles de verriers les ont rejoints, mais ils sont d'origine allemande et welche (alsaciens de langue française ou originaires d'Outre- Vosges) et la cohabitation des deux communautés est difficile. Cette première verrerie, à proximité de l'ancien couvent d'Eberlinsmatt, semble abandonnée.

D'autres verriers s'installent en contrebas peu après. Ils s'engagent à entretenir la forêt où ils ne doivent pas allumer de feu, ni chasser ni pêcher , il leur est alloué une parcelle pour faire paître leur bétail. En 1707, des verriers de Ribeauvillé, associés à d'autres de la région de Soucht- Meisenthal, fondent la grande verrerie de Vallérysthal près de Sarrebourg. D'autres s'installent dans un autre vallon et fondent la Nouvelle (Petite) Verrerie.

L'activité verrière s'arrête définitivement en 1733 , pendant ce temps, une soixantaine de familles originaires de toute l'Europe ont fait fonctionner la verrerie. Ils ont subsisté assez longtemps pour assurer l'existence des deux hameaux de Grande et Petite Verrerie. Rejointes par d'autres, ce sont encore les familles de leurs descendants qui y résident.


La famille Beysser

Installée à Ribeauvillé depuis 1661, la famille y exerce divers métiers au cours des 18e et 19e siècles : aubergiste (Nicolas Beysser tient l'auberge "A l'Eléphant", actuellement "Brasserie de la Poste"), gourmet, tanneur, cordonnier, menuisier...

Augusta Charlotte BEYSSER (née à Ribeauvillé en 1801), est l'épouse de Jean-Charles Bartholdi, conseiller de préfecture colmarien, et la mère d'Auguste Bartholdi (1834-1904), célèbre sculpteur et peintre. Auguste Bartholdi est l'auteur de la "Statue de la Liberté" offerte par la France aux États-Unis ainsi que du Lion de Belfort.

Augusta Charlotte BEYSSER aurait été le modèle de son fils pour la statue de la Liberté. Serait-ce donc une citoyenne de Ribeauvillé qui règne sur la baie de New-York ?! Auguste Bartholdi ne l'a jamais confirmé !

Auguste BARTHOLDI et sa mère.


Les légendes


La légende des Ménétriers
 
Il était une fois, à la St Jean, un pauvre homme entouré de sa femme et de ses enfants qui pleurait et se lamentait au bord de la route. Le sire de Ribeaupierre vint à passer et appris que l’homme avait cassé son unique gagne-pain, son fifre. Il lui jeta une bourse pleine d’or en lui disant «Je n’aime pas que l’on pleure sur mes terres ; achète un autre fifre et viens donc me voir un jour là-haut en mon château pour faire danser la jeunesse».
Quelques jours plus tard, c’est un immense cortège qui s’achemina vers le château : hommes, orchestres, chanteurs de romances, montreurs de bêtes accompagnés d’ours, de singes et tant d’autres curiosités ...
Un des ménétriers, porteur d’un fifre d’or et d’une couronne, s’avança vers le Sire et le sacra Roi des Ménétriers pour le remercier de sa générosité.
Depuis ce jour, tous les ans, les ménétriers revinrent donner une aubade à celui dont ils étaient les vassaux et porter une couronne à Notre-Dame de Dusenbach, leur patronne.

Les deux frères de Ribeaupierre
On raconte que deux frères habitaient le Saint Ulrich et le Girsberg et se réveillaient chaque matin en envoyant un carreau d'arbalète dans le volet de l'autre. Hélas, un matin, l'un des seigneurs tua son frère qui ouvrait son volet au mauvais moment. Le meurtrier disparut, dit-on, à jamais, mais son fantôme rôde parfois autour du château, et, dans le hurlement de la tempête, entraîne avec lui dans les airs une chasse infernale d'un château à l'autre.

La dame blanche
Une dame blanche apparaîtrait chaque année la nuit de Noël au Saint Ulrich. Elle fait plusieurs fois le tour du château et s'arrête devant le donjon, une clef à la main. Seul un vivant pourrait la délivrer et il entrerait en possession des trésors du château. On dit que la dame serait Gertrude de Ribeaupierre, amoureuse de Rodolphe de Horbourg, ennemi des Ribeaupierre installé au château de Zellenberg ; l'oncle de Gertrude était opposé à ce mariage et, une nuit de Noël où Rodolphe devait enlever Gertrude, ce dernier fut tué par l'oncle qui les avait surpris : alors chaque année les trois se retrouvent piteusement au pied du château pour pleurer leur malheur.